mardi 26 mai 2009

Enjoy the sun, it might be gone tomorrow

Ca y est, c'est arrivé.
Que vous le croyez ou non, que vous me jalousiez ou non, c'est enfin arrivé...


J'ai bronzé !! !!


Le soleil est la, et surtout, la chaleur aussi !!
De quoi rester dehors toute la journée, de quoi rester en tee-shirt. De quoi pic-niquer a Merrion Square et rester allongé toute l'apres-midi a écouter un concert de Soul. Pieds-nus, l'herbe qui vient chatouiller vos pieds et le soleil votre visage. Déplacer la serviette pour ne pas se faire engloutir par l'ombre de l'arbre. Bertille qui nous vide sa bouteille d'eau dessus en criant. Apprendre que Camille a fait du cirque pendant des années, braver sa peur et la laisser vous apprendre a faire la roulade a deux... Tomber par terre en riant.
Finir la journée par un barbeque avec des Argentins, sur une terrasse au toit d'un immeuble, au centre de Temple Bar. Et avoir l'impression que le groupe de musiciens d'en bas ne joue que pour vous.
Et meme si mon corps choisit ce moment précis pour tomber malade, m'obligeant a me moucher toute la journée pendant que la foule du parc attrape des coups de soleil. Meme si je tousse et que j'ai de la fievre, que j'ai chaud puis froid. Meme si Michael et Barbara me donnent du wisky chaud avec du miel dedans pour accélérer ma guérison.
Les beaux jours sont la.

mardi 19 mai 2009

The Happy Prince



Ce fut un bon week-end. Un week-end assez actif. J'ai dormi chez Audrey vendredi soir, et le lendemain, apres la douche et un petit dejeuner de Cheerios, je suis retombée en enfance sur le trampoline géant au fond du jardin. Et puis comme prévu, la famille d'Audrey est revenue de la communion d'un des enfants, et il y avait toutes ces salades, ces viandes et ces gateaux posés sur des tables. On a servi a boire a cinquante personnes, distribué du riz et de la viande chaude et fait la vaisselle pendant quatre heures, discuté avec les quelques personnes sociables qui composaient la famille. On s'est mis un gentil billet de 50€ dans la poche, et a la fin on a pu manger autant qu'on voulait.
Puis dimanche je suis allée manger au resto ou bosse Wojtek (nouvel ami Polonais), Camille est arrivée, Wojtek aussi, et on est partis voir une piece de théatre. The Happy Prince, d'Oscar Wilde. C'était au sous-sol d'un vieil immeuble. Ils étaient cinq comédiens, d'environ vingt ans. Absolument tout se passait sur la minuscule scene, meme les changements de costumes et accesoirs. C'est une piece triste, mais ils en ont fait quelque chose de tres poétique, et souvent drole. Le vent devient des draps gris, le roseau gracieux une jeune fille qui danse avec le vent. Les ailes de l'hirondelle, amoureuse du roseau, sont un parapluie rouge. Les crocodiles du Nil deviennent des chaussettes vertes animées par des mains sur un drap bleu. L'hirondelle prend son bain dans la riviere sur une chanson de Marvin Gay. Les comédiens savent chanter, et danser. Le Prince a littéralement des cheveux dorés. A sa mort, son coeur est un petit ballon rouge qui éclate soudainement , ses larmes de grosses confettis bleues. "Shall I love you ?" Un oiseau et un Prince-statue qui finissent par s'aimer. La chanson instrumentale de Coldplay qui résonne quelque part.

C'était dur de revenir a la réalité apres ca. Mais on a rejoint les autres filles dans un pub, et Eddie est arrivé. Puis Ultan (rappelez-vous, le mec cool qui saute dans l'eau gelée et invite les enfants du parc a jouer avec nous), Mike et Brian, tous irlandais. Notre vie sociale commence a etre un peu moins exclusivement féminine, ce qui est une bonne chose. Et c'était bien, de boire des bieres a la fraises et de manger des frites en parlant anglais, pendant des heures, et a 10h il n'y avait plus que Ultan, Brian, Bertille et moi. Puis Ultan est parti, et a 11h on faisait le top 3 de nos films préférés.

lundi 11 mai 2009

Oh my god, oh my god you guys !!

RENT PASSE A DUBLIIIIIIIIN !! !! !!


J'ai vu l'affiche géante dans une rue a 1h du matin, et c'est a peine si j'y croyais (et j'étais sobre).
Du 15 au 20 juin, alors je vais trottiner jusqu'au théatre en priant pour qu'il reste des tickets...

Hier je suis allée voir un spectacle de danse. C'est le festival de danse de Dublin en ce moment. Ce n'était pas du tout comme j'imaginais que ce serait, parce qu'il n'y avait que trois danseurs, une marionette et un groupe de chanteurs. La religion était au centre, et les chansons avaient des trémolos, ca faisait penser a des chants des pays arabes tres anciens, et c'était beau. Mais il y avait des symboles partout, et mon esprit n'arretait pas de réfléchir. Est-ce que la marionette c'est Dieu ? Est-ce que celui a qui on peint le corps représente un martyr ? Est-ce que les trois danseurs meurent a la fin ? Est-ce que est-ce que est-ce que...

Toujours est-il que les danseurs étaient excellent. On en vient a se demander si c'est possible d'avoir autant de muscles pour faire tout ca. On oublie que la marionette en costume est manipulée par des mains humaines. Et quand les yeux fatiguent un peu, pendant quelques secondes on arrive a voir la scene avec un étrange recul, comme si on ne voyait plus que la grace et la fluidité parfaite des mouvements, sans pour autant voir des personnes.

Et puis avant ca, on a passé l'apres-midi a Dun Leoghaire (prononcer Dun Derry), on est allées au marché, un petit marché dans un parc avec plein de monde allongé dans l'herbe, alors on a fait pareil. Puis Ultan, dernier irlandais rencontré en date, nous a rejointes, et on a fait des jeux d'enfants, et comme c'était des jeux d'enfants, des vrais enfants nous ont rejoints pour jouer a la balle au prisonnier, au jeu du berret et au jeu du Freeze, sur ce petit carré d'herbe qui était vide parce qu'il était a l'ombre.
Et puis Camille, Bertille et Ultan se sont mis en sous-vetements et ont sauté dans l'eau depuis les rochers.





vendredi 8 mai 2009

And it keeps on banging at the door


Le week-end du 18 avril, c'était comme de faire une bombe dans l'océan Pacifique, et nager un petit moment avec des poissons multicolores, emportée par des courants chauds, nageant au rythme imposé par ce petit monde, puis remonter a la surface a regret pour rejoindre un autre bout d'océan amical, et non plus familial.
Mais les souvenirs de cette eau chaude sont encore bien vivants, et ils suffit de se laisser entrainer par ce tourbillon pour se sentir bien.

Boire un verre de vin avec les adultes en mangeant quelque chose qui a du gout, enfin, mais attendre impatiemment de rejoindre les cousins la-haut. "Cogiter" avec eux a sept dans une chambre, installés un peu partout. Remarquer que les différences d'age se ressentent de moins en moins. Passer une nuit avec une soeur et un frere qui ont quand meme bien manqué. Faire des visites éclair chez les autres mobil-homes des oncles et tantes. Aller prendre le café chez les uns, demander du beurre chez d'autres, essuyer la vaisselle ailleurs encore, fumer une cigarette sur une pseudo terrace en parlant abbatoires et abris-bus. Se retrouver sur une autre terrace avec des volets bleus et une vue sur les collines ardéchoises, en attendant une certaine mariée. Partir prendre des photos dans une ambiance bonne-enfant, décontractée et rieuse. Faire marcher le klaxon. Avoir mal de se retenir de pleurer en écoutant les mots d'amies de longue date dits a une Alex qui finit par dire oui a Vincent. Une file de voitures qui serpente dans les collines. Jouer un duo des fleurs dans une petite église, souffler des bulles sur les mariés. Se goinfrer de jambon fourré aux chataignes. Regarder des dixaines de ballons s'élancer vers les nuages. La terrace qui surplombe une cascade et une petite plage. Les serviettes et les verres en l'air. La danse des Poulettes. Danser le maddison trois fois d'affilée, chaque fois un peu plus vite. Boire du bon vin. Encourager Loic, lui donner stylo, lunettes, chaussure a talon, et le voir arracher la cravate de quelqu'un. Regarder les mariés et leur slow sous l'ombrelle de l'amour. Leur lancer des serpentins qui ne se déroulent pas. Rentrer se coucher, et le mariage marocain d'a coté qui continue de battre son plein. Faire des ricochets, manger des salades. Prendre des photos, dire au revoir aux cousins, charger la voiture. Dire au revoir au parents, et aux frangins. Dormir entre les deux petits Irlandais. Tenir la main de Léo, monter dans l'avion. Lire une histoire a Léo, descendre de l'avion. Attendre une valise qui n'arrivera pas. Finir par dire au revoir, le dernier cette fois. Prendre le bus. Faire tourner la clef dans la serrure. Soulever Ann-Michelle dans mes bras.

Et refaire tourner le film dans sa tete.

Encore.

Et encore...