dimanche 20 septembre 2009

Who puts the rainbow in the sky ? Who lights the stars at night ?





Est-ce qu'on aura vraiment un jour toutes les cartes du jeu en main ? Est-ce qu'on sera libéré des attaches qui nous entravent ? Pouvoir partir où l'on veut, quand on le veut, avec qui on veut. Un esprit raisonnable répond automatiquement que les contraintes sont toujours présentes, a tous les ages, et ne dépendent même pas de nous. Un esprit optimiste répondra que ça viendra bien un jour, c'est sur, un jour on sera libre.

Alors en attendant, c'est aussi bien d'avoir la chance de s'observer grandir. Les changements sont la, a l'extérieur et a l'intérieur, et pouvoir les observer, ceux des autres et les siens, ballottés par des vents contraires, secoués par des sentiments arrivés par surprise, accablés de doutes, mais épris de rêves et d'espoirs, lancés sur la route, pouvoir les observer, confère une sensation douce et tranquille, et la certitude que tout ira bien. Alors on ménage un peu d'espace, pour les autres et pour soi. On mange des fraises tagadas sur un canapé rouge. On va au cinéma entre filles. On aligne trois oreillers. On organise un week-end en Bretagne. On boit du cidre dans un pub Irlandais. On fait en sorte que la nouveauté ait toute la place qu'il faut pour s'installer.

On essaie de ne pas romancer sa vie, parce que oui, c'est aussi ça grandir. Héros, on l'est chaque jour, au moment où les choses se passent.

Et c'est bien comme ça.